Je profite pour rajouter mes notes :
SNH48 : Le schisme d’orient
Difficile de ne pas parler des SNH48 tant que leur activités impressionnent. Le 30 juillet s’est déroulé le 3ème senbatsu sousenkyo des SNH48 dans le mercedes benz Arena, en plein coeur de Shangai. On invite des stars de prestige comme PSY, on fait des performances dans des music show pendant les golden hours, on a des rôles dans des dramas à gros budget. Les JKT ont des résultats correcte mais sont limités compte tenu de la population et du pays, tandis que les SNH sont d’ores est déjà implanté dans le pays à plus fort potentiel d’Asie. Après 3 ans de développement, quel est le niveau atteint par SNH48 en Chine? Le meilleur moyen de jauger leur popularité n’est autre que le Sousenkyo. Pour aller plus loin dans la compréhension de SNH et de ses mécanismes, je vous invite à écouter notre débat SNH : les vrai rivaux? (episode 62) Avec moi, Kacchan et les autres dissidents.
Les chiffres parlent d’eux même. Les 48 membres du sousenkyo ont au minimum 11 000 votes chacune (je rappelle que le prix d’un vote est sensiblement le même qu’au japon 8 dollars) et les membres du top 10 atteignent les mêmes proportions que leur consoeurs japonaises vers les 40 000 votes. Si on parle de Kami7 au japon, C’est bien un Kami 3 qui émerge de la melée, avec Huang Ting ting (kotete) à 130 000, Li yitong à 170 000 ( Faka qui signifie barrette) et bien sûr Ju Jingyi (Kiku) à 230 000 votes. Notez que le top 3 font parti de la même team NII (déjà la team de légende avec 9 membres dans le senbatsu). Même si Sasshi à un score un petit peu plus élevé que l’Ace des SNH48, il faut relativiser en mettant en évidence que ce chiffre a été atteint en seulement 3 ans, et que la marge de progression ne cessera pas lorsque l’on sait l’ouverture prochaine de Guanghzou, Beijing, Sizhou et encore plein d’autre theater pour promouvoir le super groupe. Un succès qui se veut payant sur tout les fronts, puisque les membres de la team NII ont construitent leur popularité au théatre, et aussi dans l’individuel, où la supernova Ju Jingyi a conquis le grand public dans les émissions de divertissement chinois et dramas. Tout ça fait qu’ SNH réussi son pari d’être une alternative à la dominante K-pop en alliant habilement les avantages des deux styles. (esthétique et proximité). Dû aux tensions entre la chine et la corée, l’office des medias et culture chinois a décidé de restreindre très dûrement l’activités d’artistes coréens en Chine sans limite de durée, ce qui ne peut qu’avantager SNH48.
Tout se déroulerait dans le meilleur des mondes si seulement un tournant majeur n’avait pas eu lieu. AKS a considèré le lancement de Beijing et Guanghzou48 comme un vice de contrat et a rompu totalement leur collaboration avec la boite de prod d’SNH en Chine. Pire encore, celle ci réplique en affirmant que les SNH sont un groupe indépendant et continueront d’opérer avec ou sans AKS. Si l’on sait qu’AKS vient d’enregistrer les marques BJN GZN48 à la chambre du commerce chinoise et s’est associé avec une autre boite de production chinoise pour le recrutement de membres chinoises pour le 48group, on peut imaginer que le divorce est véritablement consommé. Un divorce douloureux et surtout inégale puisqu’AKS doit recommencer de 0 les prises de contacts avec les acteurs de l’industrie, l’entrainement de membres, la promotion sur le sol chinois, et ne profite plus de la notoriété qu’a durement acquis SNH48 durant ces 3 ans. C’est un terrible manque à gagner.
On est censé ne pas avoir de parti pris surtout qu’on ne connait pas totalement les circonstances de cette séparation, mais ce n’est pas la première fois que l’agence de production des SNH s’est montré brutale. En effet, celle ci a “renvoyé” des membres pour mauvaises performances au Sousenkyo. De cette controverse a émergée les termes de contrats des filles stipulant “interdiction d’activités dans l’entertainment chinois pendant 8 ans” ou bien “peut être renvoyé par le management à tout moment sans raison valable”. Dans un bras de fer, les membres ne sont clairement pas en avantage.
Cette histoire digne des plus grand soap opéra révèle malheureusement la nature cruelle du monde du divertissement, où les coups bas au nom du profit sont habilement dissimulé par l’incroyable success story que vivent les privilégiés du SNH group. Voir SNH monter en puissance en Chine laissera un goût amer à AKS, mais sera aussi une leçon précieuse, celle de bien choisir son associé.