Keyakizaka46 : Futari saison ( 30/11/2016)
Quand je vois Miyawaki Sakura faire sa prédiction du senbatsu du 3ème single des Keyaki dans son Showroom, ou tout simplement quand j’apprend qu’elles sont invités au Kouhaku, je me dit que le Hype est réel. Atteindre 450 000 exemplaires (1ere semaine) au bout de 3 single, c’est incroyable, mais le plus remarquable ce sont les fans s’exprimant sur le sujet. “Je m’y attendais”, ou “ça ne m’étonne pas” quand on atteint un tel niveau, la curiosité et l’attente s’accroît proportionnellement. Le bénéfice du nouveau venu est retombé, Est ce que les Keyaki continuent dans leur lancée? C’est ce que nous allons voir avec la A-side, Futari saison.
En mettant l’accent sur Futari saison, j’ai voulu mettre en évidence le point fort des Keyakizaka46. Le message porté par leur chansons. Un aspect naturellement plus difficile à atteindre pour nous les fans étrangers. Pourtant les chansons qui parlent aux fans, qui ont du sens, c’est clairement ce qui a démarqué les Keyaki du reste des sister groups.
Futari saison ( notre saison[à nous deux]) : Une bonne chanson est souvent définie par deux choses. Le “fond” et la “forme”. Quand on parle de “forme”, on parle ici d’esthétisme. Dans Futari Saison, tout est harmonieux, de la chorégraphie inspiré du ballet ( pirouette, arabesque et saut du cygne), des tenues des filles ( les indémodables écharpes et longue chaussettes des lycéennes japonaises, le costume mélangeant rouge pourpre et gris évoquant l’automne => d’ailleurs magnifique covers/photo de profil) que l’environnement ( feuille de momiji rouge dans de grand espace urbains épuré sous un soleil radieux). Soleil brillant, car les filles dansent comme baignées dans la lumière grâce à l’excellent travail d’éclairage toujours au top pour donner cette impression de chaleur. D’après le philosophe Edmund Burke, le beau est Harmonieux et attirant.
Le “fond” n’est pas en reste. Dans Futari saison, les visages se délient, s’illuminent et révèlent peu à peu de larges sourires. On rompt clairement avec l’atmosphère dure de Silent Majority, puisque dans Futari saison on lève les mains vers le ciel, comme un signe d’espoir. La notion d’esthétisme s’applique sur le “fond” puisque l’esthétisme relève aussi de l’émotion. Futari saison évoque, voir provoque une émotion notamment dans ses paroles, je cite
“isshun no hikari ga kasanatte, oriori no iro ga shiki wo tsukuru, sono dore ga kaketatte, eien wa umarenai”
Les étincelles scintillent les unes après les autres. Ephémères, elles engendrent les 4 saisons. Sans elles l’eternité ne peut se poursuivre.
Ces étincelles représentent tous ces moments passés en couple. L’ensemble représente la relation. Il faut l’accepter dans son intégralité, que ce soit les moments forts ( au printemps et en été, nous nous aimons) que les moments difficiles ( en automne et en hiver, nous nous quittons)
“taisetsu na hito to kitto deaeru, misugoshicha mottainai, ai wo kyohi shinaide”
Une personne importante à tes yeux apparaitra, ce serait dommage de manquer cette chance. Ne rejette pas l’opportunité d’aimer
Souvent les gens en manque de confidence sont les plus à mêmes à se renfermer sur soi. Il faut voir l’amour comme une chance d’aller de l’avant
“hana no nai sakura wo miagete, mankai no hi wo omotta koto wa atta ka?”
N’as tu jamais levé les yeux vers les cerisiers sans fleurs, et t’être remémoré le temps où ils étaient tous épanouis?
Il ne faut pas se refuser d’aimer de peur d’une fin douloureuse et inévitable, car même lorsqu’on la relation n’est plus, ce qui nous restent sont ces beaux souvenirs passés ensemble. on prend alors conscience de la vrai définition de “futari saison”, ces moments de partage éphémères ,
Futari saison me parle énormément. c’est une chanson qui parle aux fans. On peut assimiler cette relation éphèmere entre un fan et son oshimen. Même si on a conscience de l’inéluctable sotsugyou de ses favorites, on vit l’instant présent. Futari saison est l’intersection entre une vie d’idol et une vie de fan.
Otona wa shinjite kurenai ( je ne fais pas confiance aux adultes) : C’est un peu le troisième de la fratrie des cool songs des Keyaki, après Silent Majority et Kataru nara Mirai wo. Et c’est sûrement le plus rebelle. Clairement on va plus loin dans le côté rébellion. Les paroles sont extrêmements dures, les mouvements secs voir même violent ( headbang). La chorégraphie se veut volontairement désordonné pour évoquer un combat contre l’oppression.
Cette B-side souffre d’une chose, c’est d’avoir été release après Silent Majority. Un phénomène connu puisque ça a été le cas entre KFC et Kokoro no placard. Otona n’est pas une mauvaise chanson. Si elle avait la première A-side des Keyaki, elle aurait eu le même impact sur le public.
L’instrumental est bonne, avec un guitare électrique et un bon soutien des percussions derrières. Mais le refrain un peu plat et l’utilisation des aigus est un peu contre sens avec cette volonté d’être badass. Le bridge élève la chanson, donnant plus d’impact à la deuxième partie de la chanson.
Le PV est extrêmement beau. On retrouve les repères qui ont bâti la singularité de Silent Majority, à savoir une maitrise parfaite des lumières et de l’ombre. L’ancienne gare de train donne une atmosphère rugueuse au PV. On a l’impression de regarder une séquence de cinéma. Yurina sublime l’ensemble encore une fois en tant que center la plus badass du 48group.
Seifuku to taiyou ( Uniforme&Soleil) : Une balade classique qui se laisse écouter. On reconnait facilement la voix de Techi. La mélodie est plaisante mais le refrain ne se démarque pas. Ca ne vaut pas un Bob dylan wo kaesanai à mon humble avis. Heureusement que futari saison a été la A-side.
Dare yori mo takaku tobe! ( Tout le monde peut sauter haut!) : On commence à distinguer un schéma tactique où les Keyaki entretiennent un personnalité cool/badass pendant que les under cultivent un aspect plus orthodoxe et idol. Choix logique puisque la membre de front des hiragana Keyaki est l’ultra populaire Nagahama Neru.
J’aime quand ça swingue, et ce titre donne envie de danser. C’est vrai, une voix n’en supplante pas une autre, mais le choeur respecte bien le ton frais et édulcoré de la chanson. La petite envolée lyrique au synthé à la fin de la chanson donne du peps à la chanson.
Le PV met en évidence une chorégraphie de groupe, malheureusement il y a un risque de donner un air impersonnel à la vidéo. Certaines filles sont plus à l’aise que d’autre, mais elle débute alors on va bien leur pardonner. Les mouvements sont bizarre mais dans le bon sens. Ca donne un côté excentrique/sympathique à la chanson. Je trouve ça mignon et fun à la fois
Bokutachi no sensou ( notre combat) : On sent l’apparenté avec Nogizaka, car ce PV ressemble à Ano Kyoshitsu et bien d’autre ( le pakistanais au poisson frit) dans son aspect eccentrique. Ce PV est très polarisant, certains vont le trouver original et génial, d’autre vont le trouver confus et bizarre. Une réaction que l’on a quand on fait face à de l’art Abstrait. Personnellement je n’aime pas, même si j’admet que c’est encore très bien filmé.
Yuuhi ⅓ ( 1/3 coucher de soleil) : Un titre pour le moins intéressant, car les ballades était un peu la chasse gardée du duo Kobayashi et Imaizumi Yui, même de Yurina. Jusqu’à ce jour Cette fois c’est un quatuor Neru/techi/Yuichanzu. Bonne surprise car c’est assez équilibré au niveau des voix, et le mariage se fait sans encombre entre les quatres vocalistes. Ironiquement, c’est la voix de Neru qui se distingue le plus. C’est encore une ballade, avec un ton plus joyeux que les deux précédentes. Classique et efficace, car la voix de Imaizumi Yui est très belle. Un petit solo de guitare qui donne un petit air de country au titre. J’aurais aimé avoir un PV à cette chanson plutot que bokutachi no sensou.
Bonus PV individuel : Je laisse libre choix à ce qui nous écoute de consulter les PV individuels mes préférés sans ordre particulier : Nagahama Neru, Imaizumi Yui, Hirate Yurina, Ozeki Rika, Sugai Yuuka, Suzumoto Miyu.
Conclusion : Si “Silent Majority” représente la révolution, “Sekai ni wa Ai shikanai” la contemplation, “Futari saison” illustre l’optimisme. A Chaque single le groupe révèle une nouvelle facette de leur personnalité.
Les Keyaki ont prouvé être le résultat d’une complexe équation entre un potentiel phénoménal ( les membres, la center) et un apport de ressource colossal (Variety Show, Drama, calendrier performances/release single fourni).